Les paysages du pays sont resplendissants, la savane à perte de vu, des montagnes qui percent les nuages, le tout mêlé à la terre rouge de Tsavo dont les éléphants se recouvrent, jurant ainsi un peu plus avec le ciel.
A ceci s'ajoute la présence de Camille, la fille cheveux rouge qui valait trois chameaux. Cette mangeuse de pattes invétérée, cameraman à ses heures, a passé à nos (Corinne et moi) cotés son premier voyage en Afrique. J'espère qu'elle y retournera, sans oublier chaussures cette fois ci...
Les rapports avec les gens sont toujours aussi ambigus. Ce n'est qu'après avoir évoqué le mot buisness que les tensions s'apaisent et laissent place au contact. Et lorsqu'une relation amicale prend le devant, au terme de longues discussions assis sur le sable, elle bifurque pour rappeler le petit bakchich de soutien fraternel. Cependant, ne ferions nous pas la même chose si notre pays nous laissai à l'abandon, en préférant discuter avec de gros investisseurs? La question n'est pas simple. Les sourires des enfants émerveillés devant une ardoise Veledat, ou l'émotion d'un vieil homme devant sa photo nous pose le doute sur notre façon de les juger. Ne devrions pas plutôt nous remettre en question et se demander ce que peut on faire pour eux? Favoriser le travail en restant a notre place de touriste et éradiquer la mendicité car un pourboire donné dans un café français permet dans un autre pays de ce suffire une journée. Ainsi, l'agriculteur de la brousse profonde ne quittera pas son champ pour tendre la main à la sortie d'un hôtel. Ce pays a tant à offrir, tant au niveau de la flore, de la faune que sur le plan culturel. A nous de les aider à le préserver en aidant ceux qui en ont vraiment besoin.
